La méthode
ADRESSE.
Une méthode pour comprendre, gérer et résoudre les litiges.
Un litige n’est jamais seulement une question de droit.
C’est une question de droit, bien sûr. C’est le socle, le cœur du métier d’avocat, et rien ne s’y substitue. Mais un conflit, c’est aussi des personnes, des émotions, des perceptions, des rapports de force, des intérêts économiques, des récits qui s’affrontent et des valeurs qui se heurtent. Traiter un litige avec le seul code à la main, c’est se priver des moyens de le résoudre au mieux des intérêts de son client.
Il y a quatre mille quatre cents ans, le vizir Ptahhotep dans l’Égypte antique enseignait déjà qu’un plaideur veut d’abord être écouté et compris. Toute notre méthode tient dans cette intuition : avant de résoudre un conflit, il faut l’avoir entendu en entier.
Sept disciplines, une seule lecture.
La méthode ADRESSE© réunit sept disciplines et les applique à chaque dossier :
- Arts.
- La littérature, le théâtre, la peinture apprennent ce qu’aucun manuel n’enseigne : la vérité des situations humaines et la puissance d’un récit.
- Droit.
- Le socle. L’analyse juridique rigoureuse, en droit français, avec l’éclairage du droit américain.
- Rhétorique.
- La forme donnée à la matière juridique : construire un raisonnement, une argumentation et une persuasion qui résistent à la contradiction, et les porter, à l’écrit comme à l’oral.
- Éthique.
- La boussole. Ce qui forge la crédibilité et fonde la justice. Une méthode de persuasion sans exigence éthique n’est qu’une technique de manipulation.
- Sciences comportementales.
- La psychologie et les neurosciences éclairent la manière dont un juge, un adversaire ou une partie forme sa conviction, ses biais, ses craintes. L’empathie s’y travaille comme une compétence : comprendre l’autre n’est pas lui céder.
- Sociologie.
- Chaque conflit a un milieu, des codes, des rapports sociaux. Les ignorer, c’est plaider à côté.
- Économie.
- Chaque litige et ses modes de résolution ont un coût et une valeur. Le procès, la médiation, la transaction : la méthode les chiffre avant de choisir.
Analyser, puis produire.
Ces disciplines ne servent pas qu’à comprendre. Elles servent à produire : des consultations, des stratégies, des actes contractuels et judiciaires, des plaidoiries, des médiations. Chaque production passe par le même filtre, les sept questions de la méthode :
- Qui sont les parties, que demandent-elles et que veulent-elles vraiment ?
- Que disent les faits ?
- Que dit le droit ?
- À qui s’adresse-t-on ?
- Quel récit emportera la conviction et quelle est la stratégie gagnante ?
- Combien coûte chaque issue ?
- Quelle solution reste juste, une fois la décision rendue ?
Pourquoi ce nom.
L’adresse est la qualité même de l’avocat : la précision du geste, l’habileté de la manœuvre, le mot juste au moment juste. Et tout, dans ce métier, est une adresse. On adresse des conclusions. On s’adresse à un juge, à un jury, à un adversaire, à celui qu’on défend. La méthode porte le nom de ce qu’elle vise.
Élaborée par Matthieu Boissavy, avocat aux barreaux de Paris et de New York, à partir de trente ans de barreau, de contentieux, de procès et de médiation, la méthode ADRESSE© irrigue les trois activités d’Oratorik : le cabinet, l’Atelier Advocacy pour la formation, Legiflow pour la transformation des métiers du droit.